
Association régie par la Loi 1901
VISITES en 2000
de Jardins en France
2002
2001
1999
1998
Week-end " Jardins exotiques " Aquitaine-Périgord
samedi et dimanche, 14 et 15 octobre 2000
Premier rendez-vous près d'Arcachon dans la forêt des Landes à la grande pépinière " La Palmeraie "
de notre ami et membre Pascal Bernard.
Captivante visite, nous nous attardons beaucoup, et gros péchés d'envie, car beaucoup d'entre
nous repartent chargés de
Phoenix theophrastii
et
sylvestris,
Chamaerops bleus etc.,
ainsi que de Bananiers du Sikkim (au flanc de l'Himalaya) qui seraient aussi résistants que
Musa basjoo et porteraient des régimes de fruits comestibles ? !
Puis notre vingtaine de Fous se retrouve pour un bon déjeuner de fruits de mer dans un restaurant
de mariniers sympa, sur la Gironde.
La dernière bouchée dans le bec, nous repartons en convoi pour le jardin de Philippe
Larrue sur une butte du Médoc.
Même pour ceux qui le connaissent déjà, à chaque fois, c'est le choc : jardin grandiose
par la qualité, la taille et la diversité des plantes- c'est un véritable parc exotique.
Rien que pour les palmiers, je dirais probablement une cinquantaine d'espèces et variétés en
pleine terre, dont certains de taille déjà imposante, comme plusieurs
Butia capitata chargés de fruits
mûrs et délicieux (je dois avouer, d'ailleurs, que nous nous sommes jetés dessus comme des fourmis
affamées, en gardant les noyaux à semer).
Je n'essaierai même pas de citer toutes les variétés de bambous, yuccas, cycadales, etc. ...
et j'ai encore dans les yeux ces murs couverts de puissants bougainvilliers et de diverses passiflores rares.
Nous avons terminé cette magnifique après-midi en visitant les caves d'un grand château du
Médoc avec dégustation de bons vins.
Puis déjà très en retard, nous avons pris la route de Ste. Foy la Grande où nous attendait
un bon dîner ; et nous nous y sommes attardés, en discutant des nouveaux projets de
voyages (Maroc, Ile de Ré- La Rochelle, Iles Borromées, Iles Scilly, etc.)
Le lendemain matin, contraste, départ sous des trombes d'eau pour Le Buisson, à l'est de
Bergerac, où se trouve une remarquable bambouseraie , comparable par sa richesse
(mais moins étendue, bien sûr) à celle d'Anduze, avec plus de 200 espèces et variétés de bambous.
Sous la direction de son fondateur passionné, Michel Bonfils, une captivante visite de deux heures
sous une mousson que les bambous apprécient fort ;
et beaucoup repartent encore chargés de plantes.
Puis nous continuons vers la Roque Gageac qui, miracle, nous apparaît sous le soleil.
Ce petit village médiéval, très pittoresque avec ses allures de Haute-Provence, est
blotti dans ses grandes falaises de rochers dominant la Dordogne.
Ces falaises, qui font office de solarium et de radiateur, offrent un microclimat remarquable,
comme une serre à ciel ouvert, ce qui permet ici cette petite oasis luxuriante,
sans protection et presque à l'état sauvage, au pied du Massif Central.
C'est une jungle dense qui s'accroche dans les petites terrasses de roches, autour
de l'église à mi-falaise : beaucoup de palmiers (une vingtaine d'espèces) dont les plus
beaux sont peut-être les
Jubaea… et
Brahea edulis,
mais aussi des bananiers puissants, cycas,
cordylines, agrumes, lauriers roses arborescents, grenadiers, oliviers, mimosas, bougainvilliers,
passiflores, ipomées, agaves, yuccas, figuiers de Barbarie, etc. …
Apéritif dans une maison fleurie à l'entrée des jardins, puis copieux repas périgourdin,
à côté, au restaurant " Le Palmier ".
Après quoi on repart pour des visites plus acrobatiques dans les petites terrasses dominant l'église,
qui sont particulièrement chaudes et appréciées des espèces les plus fragiles.
Puis les plus courageux montent visiter un fort troglodyte assez vertigineux, à
côté, dans les falaises -vue splendide.
Après ce week-end bien rempli, c'est le retour vers Saumur, Bayonne, La Rochelle, … et nos prochaines rencontres.
Gérard DORIN
Roussillon, réunion annuelle des Fous de la région
dimanche, 1 octobre 2000
Plus de 20 personnes se sont retrouvées ce beau dimanche chez Serge Gaillard à Pézilla la Rivière.
Cette véritable invasion n'a pas impressionné notre hôte qui avait tout prévu.
Si bien que le jeune Brahea edulis que nous lui avons offert était bien modeste par rapport
à sa splendide hospitalité !
Après avoir fait connaissance avec les nouveaux adhérents, les discussions ont démarré :
d'abord concernant les activités de la saison écoulée en groupe,
ou individuelles, photos à l'appuis.
Les photos des palmiers centenaires qui ont été sauvés et planent (momentanément!) dans le
ciel grâce à un engin de levage, étaient impressionnantes .
Les photos des palmiers antillais nous ont dépaysés .
Nous avons parlé de nos plantations, de nos découvertes( trop rares ici), de palmiers
intéressants en pépinière.
L'heure avançant nous sommes allés prendre livraison du cochon de lait qui cuisait
dans le four du boulanger! et nous nous sommes mis à table
, ce qui n'a pas coupé court (le vin aidant!) aux conversations : projets de voyage
(dont un petit tour du monde que va faire la famille Lloret); projets de plantations :
à ce sujet deux fous du Roussillon vont créer un jardin où le palmier sera roi,
nous leur avons promis notre aide .
Le banquier (de graines) a remercié les fous qui avaient pensé à apporter les premières graines
de Jubaea et de
Syagrus
et a distribué des documents décrivant des espèces rares sud-américaines
et la germination de leurs graines que nous pourront peut-être obtenir......
Pour l'année à venir plusieurs activités ont été proposées, la plupart inédites dès novembre 2000.
Le calendrier en sera établi au fur et à mesure .
Plusieurs membres projettent de participer à l'AG. d'Uzès en avril;
Nous savons en tout cas, que la saison 2000-2001 s'achèvera le dernier week-end de septembre 2001
à Millas chez monsieur et madame Figa.
Après l'excellent repas couronné par les pâtisseries de nos adhérentes ou femmes d'adhérents,
Serge nous a aidés à découvrir son jardin illuminé par la floraison précoce de son
Tecomaria capensis,
les fleurs des sauges et des solanums qui égaient les plantations de
Phoenix,
Washingtonia et
Brahea.
Nous le remercions encore de sa délicieuse hospitalité et attendons avec impatience de nous retrouver
lors de prochaines sorties.
Pierre BIANCHI
La Réunion
29 septembre au 8 octobre 2000
En novembre 2000, en raison de la fièvre post-électorale des
présidentielles américaines, tous les yeux de la planète, via les
caméras de télévision, étaient rivés sur la petite cité balnéaire de
Palm Beach en Floride.
Quelques semaines plus tôt se sont déroulées les 5° Floralies
Internationales de l'Océan Indien et c'est précisément sous la bannière
de "Palm Beach" que se sont retrouvés, après leur première rencontre en
Floride lors du voyage des Fous en juin 1999, les présidents de
Palmeraie-Union et des Fous de Palmiers.
Amusant comme coïncidence, les
palmpiers de Palm Beach qui rassemblent ou départagent les présidents !
Placées sous le thème des "Hommes et des Plantes à travers le temps",
ces 5° Floralies de l'Océan Indien accueillaient sur 10 000 m² une
cinquantaine de jardins, tous plus extraordinaires les uns que les
autres. Plus de 20 nations étaient représentées, de Cuba à la Mongolie,
en passant par l'Australie, la Thaïlande et les Etats-Unis.
Il nous avait été demandé de réaliser un jardin de palmiers censé
représenter la Floride et c'est donc ainsi que Steve et Thierry se sont
revus à Palm Beach. Quelle belle histoire ! Toutes les occasions sont
bonnes pour assurer la promotion des palmiers et les Floralies
représentent plus de 100 000 visiteurs, donc pas d'hésitation possible.
Le groupe de Palmeraie-Union a répondu présent pour composer un jardin
où ont été installés 80 palmiers de 40 espèces différentes. Les plus
impressionnants étaient un
Caryota urens
et un
Syagrus romanzoffiana
de plus de 4 m de hauteur. Entre 2 et 3 m de haut, nous avions de
magnifiques sujets de
Hyophorbe verschaffeltii
et
H. lagenicaulis
à double stipe, ou
Roystonea oleracea
, Dypsis madagascarensis,
D. leptocheilos, Chabeyronia macrocarpa et
Carpentaria acuminata. Et puis
de taille encore très respectable des
Ravenea rivularis,
Vershaffeltia splendida ou encore
Acoelorraphe wrightii.
Nos efforts ont été récompensés par le Prix d'Honneur des Jardins du
Monde décerné par le jury. En plus du jardin de palmiers, avait été mis
à notre disposition de Palmeraie-Union et des Fous de Palmiers, un stand
où nous avons pu présenter nos deux associations, différents panneaux
représentant des palmiers et puis des palmes, de belles grappes de
fruits ou de fleurs de palmiers et un coco-fesse (Lodoicea maldivica),
sans oublier quelques ouvrages de notre bibliothèque. Nous avons eu la
confirmation qu'un nombre de plus en plus important de personnes
s'intéresse à notre famille végétale préférée, de nouvelles adhésions
ont été enregistrées et nous avons pu prendre des contacts très
interessants avec certains membres des délégations étrangères.
En définitive, ces Floralies auront été une aventure passionnante et, ô
combien, enrichissante. Une importante délégation de la Société
Nationale d'Horticulture de France était présente à la Réunion à
l'occasion des Floralies.
Monsieur André THIEN-AH-KOON, Député-Maire du Tampon et promoteur du
futur Parc Botanique des Palmiers des Trois Mares, en a profité pour
procéder à la plantation symbolique du premier palmier du Parc. Cette
sympathique cérémonie s'est déroulée en présence de la délégation de la
SNHF, des élus municipaux, de Palmeraie-Union, partenaire officiel de
l'opération et des deux représentants des Fous : Patrick Marty et Steve.
Un Dictyosperma album de 4 mètres de haut a été mis en terre ainsi, pour
faire bonne mesure et marquer notre attachement aux palmiers de
Madagascar, ainsi qu'un petit
Bismarckia nobilis.
Thierry HUBERT
Foire aux Plantes Rares - Châtillon sur Chalaronne (Ain)
dimanche 10 sept. 2000
C'est par un beau dimanche que nous découvrons la magnifique et très ancienne ville de Châtillon sur Chalaronne.
En traversant le centre ville, un beau bouquet de
Trachycarpus fortunei dans une cour abritée donne le ton ;
le plus ancien plant a 3 mètres de tronc et une couronne superbe.
La manifestation attire une foule conséquente et on se presse pour découvrir les
beaux exemplaires de Trachycarpus de notre ami Renaud De Looze.
Ceux-ci sont cultivés dans une vallée alpine de l'Isère et bien acclimatés, photo de plantes enneigées à l'appui.
A quelques mètres de là, les néophytes découvrent, incrédules, à quoi ressemblent les " bébés Trachy ".
En effet, M et Mme Piret proposent de jeunes semis de 2 ans.
Le succès est au rendez-vous et nous nous promettons de faire
découvrir bien d'autres variétés de palmiers pour les prochaines années.
Emmanuel VERICEL
Week-end Palmiers au Pays Basque
samedi et dimanche, 16 et 17 septembre 2000
Nous étions conviés à faire la connaissance des palmiers de l'extrême sud-ouest et
pour 17 Fous ce fut une surprise et un enchantement.
Notre premier rendez-vous se situait chez Patrick Auriault et Christian Mazouz,
qui ont planté récemment 17 espèces de palmiers, parmi lesquels Trachycarpus, Phoenix, Washingtonia, Sabal, Rhapis, Livistona et
bien d'autres... qui, après hiver et tempête, se portent bien.
Nous n'avons guère touché à nos paniers repas tant nous avons été bien reçus.
Puis ce fut le départ pour Cambo les Bains, avec visite du magnifique parc des Thermes.
Ici, se dressent des dizaines de
Butia Yatay
majestueux de 3 m de stipe qui longent les bâtiments en compagnie d'allées
de superbes Phoenix canariensis, sans
compter les nombreux palmiers qui ornent le parc verdoyant.
Nous sommes partis assez tard pour Biarritz et la visite des jardins de Messieurs Marcé, père et fils.
Ces jardins ne sont peut-être pas immenses, mais quelles merveilles !
A signaler Butia Yatay énorme,
Syagrus romanzoffiana;
Dypsis decaryi et surprise,
de magnifiques Archotonphoenix cunninghamania, des
Yucca rostrata Black Boy
et toujours une végétation tropicale.
Nous sommes repartis rêveurs à Hendaye.
Suite à l'apéritif pris dans le nouveau jardin de Vincent Bardinet, nous avons dîné ensemble avant de
nous installer dans notre hôtel face au fameux Jubeae centenaire,
planté au beau milieu d'un rond point face au Casino et à l'océan.
Dimanche matin nous avons admiré pratiquement tous les palmiers de la ville,
y compris ceux de la promenade sur la jetée de la marina, le long de la Bidassoa qui sépare
la France de l'Espagne, nouvellement plantée, sur toute sa longueur, de Washingtonia.
Départ ensuite pour le château d'Abbadia, qui domine la corniche basque avec ses nombreux Trachycarpus,
avec vue sur l'océan à l'ouest et la montagne à l'est !
Le périple se termine à Seignosse dans les Landes, à côté de Hossegor et c'était mon jardin... où sont plantés 29 espèces de palmiers :
Washingtonia, Brahea armata,
B.edulis,
B. dulcis,
Livistona, Chamaerops, Trachycarpus et même un
Trithrinax campestris.
Un grand merci à tous les les organisateurs et guides dévoués qui nous font vivre de merveilleux moments et nous donnent
envie de planter et planter encore nos chers palmiers !
Renée Raux
Journée Palmiers à Toulouse
Dimanche, 25 juin 2000
Ce dimanche 25 juin nous avons donné rendez-vous aux " Fous " de la région toulousaine
pour une journée entière de visites et conférences.
Le temps était avec nous : couvert le matin, variable ensuite et finalement bien ensoleillé.
Nous avons débuté la journée au village de Saint Jory, en banlieue nord,
chez M. et Mme. RAILHET.
Ils sont pépinièristes-producteurs, surtout spécialisés dans la production de plantes
d'Australie, notamment protéacées, callistemoms divers, eucalyptus et plantes semi-rustiques
à fleurs spectaculaires (passiflores, abutilons, etc. …)
Les plus résistants au froid se trouvent aussi en gros sujets en pleine terre dans leur
jardin et certains d'entre nous ont eu des surprises en les y découvrant.
Beaucoup d'entre elles sont, en plus, bien rares en cultures.
Leur jardin recèle également plusieurs espèces de palmiers :
très beaux Trachycarpus fortunei,
un jeune T. wagnerianus, un magnifique
Butia capitata de 50 cm de stipe en floraison, un très gros Phoenix canariensis de 50 cm de
stipe également, un gros plant de Sabal bermudana fructifiant,
un Jubaea chilensis
intéressant, des jeunes Brahea armata,
Washingtonia filifera,
Chamaerops humilis et
Sabal sp..
Un accueil chaleureux nous a été réservé pour cette visite, excellent début de journée.
Avec une heure de retard nous avons effectué notre deuxième visite,
chez M. et Mme. Pistre à Rouffiac-Tolosan, qui ont gracieusement attendu la visite des Fous.
Ils habitent une très belle villa de style méditerranéo-portugais aux murs blancs
qui domine le jardin de même inspiration, remarquablement agencé.
Il est composé d'essences méditerranéennes :
pins parasols, chênes verts, cistes, oliviers magnifiques, très nombreux agaves ;
à ce titre justement, une variété compacte et arrondie, très résistante,
a fait l'admiration de beaucoup, qui sont repartis avec des rejets offerts par les propriétaires.
Les palmiers sont représentés par de beaux Chamaerops adultes, puis de belles cépées
de Trachycarpus encadrant la piscine en compagnie de Yucca gloriosa, Y. aloifolia
varegata immenses, Cordyline indivisa, Phormium tenax en fleurs, etc.
Ce jardin, conçu en paliers, est un régal des yeux ;
on se croirait transporté au Portugal ou en Californie !
Un excellent apéritif clôturait la visite.
Nous avons repris nos voitures pour nous rendre ensuite à Portet-sur-Garonne,
en banlieue sud où nous avons déjeuné et visité ensuite la fameuse plantation de palmiers
du centre commercial, datant d'une dizaine d'années et rebaptisée par mes soins :
" Toulouse-Croisette ".
Petite croisette cependant ; il s'agit d'une plantation de 800 m. en devanture des
magasins composée d'une quinzaine de Phoenix canariensis, certains de 1m50 à 2 m de stipe
et aux palmes immenses.
On y voit aussi quatre grands et beaux P. dactylifera en très bonne forme, rares
en région toulousaine.
Il y a deux Washingtonia hybrides de 5 m de stipe, plusieurs Trachycarpus fortunei,
Chamaerops humilis
en touffes énormes, Cordyline indivisa, Phormiums, lauriers roses,
bambous, yuccas divers, etc.… .
Hélas, le point de vue depuis la " croisette " ne donne que sur le bitume du parking
et les lignes à haute tension.
Ne tournez le regard que vers les palmiers !
Nous avons poursuivi par deux conférences-diaporamas au Foyer Rural de Lacroix-Falgarde,
petite bourgade non loin de là.
Pierre-Olivier ALBANO nous y a gratifiés de magnifiques photos et de ses explications
claires et concises.
La première partie consistait à nous exposer les palmiers supportant le climat de
la région toulousaine, tandis que la deuxième partie était consacrée aux espèces les
plus spectaculaires dans le monde.
Par la suite, nous sommes allés à Aureville, dans la nouvelle propriété de
M. et Mme. BRUNEL, située sur les coteaux.
Dans ce paysage vallonné de Gascogne le choc fût total : de grands
Phoenix dactylifera
de 6 à 7 m ont été plantés récemment et reprennent très bien.
Il a été prévu d'installer, pour chaque palmier, un spot électrique placé
près du cœur permettant de gagner quelques degrés en cas de fortes gelées hivernales.
Il y a d'autres palmiers aussi : une très belle touffe de
Trithrinax campestris,
qui semble pousser rapidement, un double plant de
Butia capitata,
deux superbes Butia yatay
de presque 2 m de stipe, des
Chamaerops humilis cerifera
bien bleus et bien cireux,
des Washingtonia
en groupe tandis que derrière la maison se trouvent un groupe de
Trachycarpus fortunei,
un Sabal minor
et encore des
P. dactylifera
ainsi qu'un olivier superbe qui complète le tableau.
De nombreux bambous ont été plantés pour créér une haie brise-vent qui sera très
utile, car la situation collinaire est soumise aux vents multiples.
Avant de quitter nos hôtes nous nous sommes retrouvés devant un copieux goûter
sur la terrasse au soleil tout en admirant les photos de l'installation des grands Phoenix.
La dernière partie de la journée était consacrée à la visite de mon jardin à
Lavalette.
Il s'agit d'un petit village qui domine, à 235 m d'altitude,
les paysages ondoyants du lauragais.
C'est une région de transition entre la zone méditerranéenne et le bassin aquitain,
qui s'étend jusqu'aux portes de Toulouse, avec des sols argileux mais très
fertiles ; on y cultivait le pastel, source principale de la richesse de la ville rose
autrefois.
J'ai ici deux petits jardins en deux expositions différentes.
Le premier, orienté sud-sud-est, est en plein soleil et extrêmement chaud l'été,
tiède à certains périodes hivernales et le sol a tendance à retenir l'humidité .
C'est là que j'effectue les semis :
Trachycarpus fortunei
en grand nombre,
T. latisectus,
Sabal bermudana et
minor,
Brahea armata,
Phoenix theophrasti et
sylvestris,
Washingtonia filifera et
Chamaerops humilis.
J'ai planté là des palmiers ayant besoin de chaleur pour bien croître :
Washingtonia filifera
de 2 m de hauteur totale, un plant de
Sabal mexicana
et deux plants de
Sabal bermudana.
J'observe une croissance tout à fait satisfaisante des Sabal, grâce à la
conjugaison de chaleur et humidité.
Le deuxième jardin, où se situe la maison, est orienté à l'est et partiellement
ombragé par un immense cèdre ; il jouit d'une terre noire très vieille où les
Trachycarpus, de croissance rapide si on les arrose, donnent de grandes feuilles et de
grosses bases de stipe.
Il y a aussi deux
Butia capitata,
un Sabal bermudana
et des Chamaerops humilis.
De l'autre côté se trouve une petite cour à exposition nord, dans laquelle se
trouve un
T. wagnerianus
qui pousse très vite dans un sol composé de graviers,
ainsi que des palmiers en gros pots en attente de plantation ultérieure :
5 Trachycarpus takil
et un T. latisectus,
un grand
Butia capitata.
Nous avons clôturé la journée avec un apéritif au vin de Butia.
C'est avec regret que tout le monde s'est séparé et nous nous sommes dit
à bientôt pour de prochaines visites.
Serge DASSAIN
Festival Jardins du Sud, Uzès (Gard)
Dimanche et Lundi, 22 au 24 avril 2000
Voilà une manifestation dont on peut dire que le contenant vaut le contenu.
L'année dernière (où 9.000 visiteurs sont venus nous honorer de leur présence) elle s'est
déroulée au sein du prieuré Saint-Nicholas de Campagnac, qui ouvrait ses portes pour la première et unique fois.
Cette année la promenade Racine au pied de la cathédrale et de la tour Fenestrelle
l'ont accueillie avec bonheur au sein d'un site grandiose, dont la beauté n'a pu être appréciée
à sa juste valeur…à cause d'un mauvais temps particulièrement humide, gris et froid, ce qui explique
une plus faible fréquentation.
Néanmoins, ce festival est devenu un évènement incontournable par sa notoriété et son rayonnement.
Notre association y a donc été non seulement présente mais active sous différentes formes.
Un grand stand, offert par l'organisateur, nous a permis d'œuvrer dans d'excellentes conditions,
d'autant plus qu'il était merveilleusement bien situé.
Les fous locaux avaient également tout prévu pour que l'accueil, la convivialité et l'information
soient de qualité :
· Les visiteurs étaient accueillis par un expresso que les proches exposants ont vite apprécié (Merci les fous !…)
ou par un petit verre de vin de palme qu'ils pouvaient déguster à la " terrasse " u stand.
· La décoration pédagogique (posters) et humoristique (objets insolites) créaient une ambiance propice aux échanges
· Nos vedettes nationales (internationales ?) y ont dédicacé leurs livres sur les palmiers
Jacques Deleuze (Palmiers pour le climat méditerranéen)
Patrice Fauchier (Palmiers d'Intérieure et d'Extérieure - Comment les cultiver facilement)
Daniel Jacquemin (Les Palmiers Ornementaux)
· De nombreux Fous, venus parfois de fort loin, sont venus nous encourager
· La complicité et la proximité de Violette Décugis et Sylvette Viale, avec leur stand, nous ont permis
d'argumenter correctement, exemple à l'appui, sur les
" Trachy " et
Phoenix mais aussi et
surtout sur les
Sabal,
Brahea,
Butia,
Washingtonia …
trop méconnu de futurs fous de la région.
Un travail en profondeur durant le festival mais, aussi et surtout, après a été entrepris pour
démontrer que le palmier peut se cultiver dans notre région.
· Enfin, une conférence sur les palmiers a été animée par Jacques Deleuze.
Jacques a eu le grand mérite de faire partager sa passion à une assistance que le déluge avait rendu plutôt morose.
Mais que chacun se rassure, si le gris était dehors, il n'était pas en nous :
bonne humeur, bons plats, bons vins ne nous ont pas empêchés d'être sérieux dans notre démarche.
Ils nous ont simplement permis de ne pas nous prendre trop au sérieux.
Yves Pia
Tarn et Garonne: Terre à Palmiers!
Dimanche 12 mars 2000
Par une journée incroyablement chaude pour la saison, un petit groupe d'un trentaine de Fous
venus de 5 départements du Sud-Ouest (Tarn , Tarn et Garonne, Ariège, Lot, Haute-Garonne, Hérault)
s'était donné rendez-vous pour un voyage sous les palmiers du Tarn et Garonne.
Peu d'entre nous aurait imaginé voir tant de palmiers, -et de si bonne allure !- dans ce petit
coin tranquille du Sud-Ouest.
Accueillis en début d'après-midi à côté de Montauban par Monsieur Cazeneuve, nous découvrons
avec étonnement son établissement spécialisé dans la production de palmiers adaptés à la région:
Trachycarpus fortunei en plein champ, d'un vert et d'une carrure de rêve; mais aussi des centaines de
Sabal cultivés également en extérieur (
Sabal bermudana
selon toute vraisemblance, mais montrant de grandes variations de stature selon
les plants),des
Brahea armata
en quinconce avec les Trachycarpus, des
Butia capitata, des touffes superbes de
Chamaerops humilis, et,
cachés dernière des haies de
Cordylines et de
Trachycarpus
hauts de plusieurs mètres: des rangées de
Jubaea chilensis!
Magnifiques! sains et verts comme des épinards, sans marques de gel ni traces
de pourriture du cœur ; un régal! ... nos yeux pétillent... pourtant il faudra revenir dans
quelques années avant de pouvoir en acquérir;
car Monsieur Cazeneuve a décidé de les bichonner encore un peu!
Incroyable de voir tous ces palmiers, aux exigences pourtant fort dissemblables, se porter vraiment à merveille ici.
Le sol, extrêmement limoneux et humide (nous sommes sur les berges d'une rivière) semble aussi bien convenir aux
Trachycarpus qu'aux
Brahea! Quant aux
Cordylines et aux
Phormium, ils sont énormes.
D'ailleurs, Monsieur Cazeneuve est fier de nous montrer une variété gigantesque de
Phormium dont il a réussi la
sélection, fruit d'années de travail.
Au fil des heures, Monsieur Cazeneuve est intarissable... après ses cultures en plein
champ, il nous entraîne dans ses serres...:
Brahea armata et
edulis,
Chamaerops,
Butia,
Sabal bermudana,
mais aussi gros
Rhapis excelsa,
Chamaedorea elegans et
radicalis,
Serenoa repens etc..
Nous dénichons même de beaux
Caryota,
Archontophoenix cunnighamiana,
Syagrus romanzoffianum,
et même
Rhapidophyllum hystrix! ...les bourses se délient ; les coffres des voitures se remplissent...
Nos émotions de la journée n'allaient pas s'arrêter là: alors que l'après-midi est
déjà bien avancée, nous sommes gentiment invités à visiter le jardin de Monsieur et Madame
LEMOUZY à Negrepelisse, non loin de Montauban.
En ce début de mois de mars, les plantes sortent juste de l'hiver, mais on a du mal à le croire:
Un Washingtonia de
plusieurs mètres de stipe (comment un tel monstre a-t-il pu se développer
si incroyablement sous ce climat qui n'est pas censé lui permettre de prendre de telles proportions?),
mais aussi un
Butia capitata
fructifiant sur un stipe de 1m50 ou 2, et un
Brahea armata
également arborescent merveilleusement bleuté! Etonnant! d'autant que ces palmiers ont
été plantés tout petits, et ont grandi sur place ! Le reste du jardin n'est pas à négliger pour autant :
Trachycarpus fortunei
superbes, touffes de
Chamaerops énormes,
Jubaea fort honnête,
Sabal fleurissant....
la tombée de la nuit nous arrache à ce jardin merveilleux et à la gentillesse de
nos hôtes.... mais on reviendra! ...et en attendant on va planter encore plus!
Pierre-Olivier Albano
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